Les moments difficiles

Les moments difficiles

Avec ce que j’ai vécu, on pourrait croire que je ne connais plus de moments difficiles et que tout va pour le mieux dans ma vie. Et bien c’est une erreur. Bien au contraire, n’oublions pas que Satan rôde comme un lion rugissant cherchant qui dévorer.

Il suffit d’un manque de vigilance pour qu’une certaine lassitude s’installe et que la connexion avec Dieu subisse des interférences et c’est à ce moment là que Satan en profite.

Avant et pendant mes vacances, je dois dire que j’ai été très, voir trop, occupée. J’avais tellement de choses à faire que je n’ai pas fait attention. Peu à peu, je suis rentrée dans l’activisme. J’étais tellement heureuse de pouvoir faire toutes ces choses que je ne pouvais pas faire quelques mois auparavant, que je n’ai pas vu mes limites.

En vacances, pareil, j’ai fait un programme de fou. J’étais tellement heureuse et fière de pouvoir marcher de longues heures, de me promener dans les rues de New-York, de faire découvrir cette ville qui m’avait tellement manquée, que j’ai poussé mon corps au maximum.

J’étais entourée de personnes exceptionnelles, j’ai revu ma famille au Canada. Je n’étais jamais seule, j’avais toujours quelque chose à faire, on prenait soin de moi, bref j’étais le centre d’attention.

Résultat, de retour chez moi, le retour à la réalité a été brutal : je me suis retrouvée sans activité, de nouveau seule, obligée de me débrouiller seule. J’avais tellement montré que j’étais capable que mon entourage a conclu que je n’avais plus besoin d’assistance. Je suis passée du tout au rien. D’entourée à seule, de surbookée à inoccupée.

J’ai aussi remarqué que j’avais de plus en plus faim. Je pensais que c’était au décalage horaire, jusqu’à ce que j’écoute une émission de EMCI TV. J’ai alors compris que je n’avais pas faim de nourriture, mais faim d’autre chose.

L’activisme m’a déconnecté de Dieu et de Sa volonté pour ma vie. Je me suis donc retrouvée à faire encore et encore, pour avoir l’impression de vivre, de profiter de cette nouvelle vie, l’impression d’exister, l’impression d’être aimée par les autres car j’étais là pour les écouter, les conseiller, les aider. Je faisais pour exister alors qu’en fait je devais plutôt chercher à ETRE celle que Dieu voulait que je sois pour ensuite FAIRE ce que Dieu attendait de moi. Mon approche n’étant pas bonne, je me suis éloignée.

En m’éloignant de Dieu, j’ai alors laissé une porte ouverte comme on dit. Peu à peu, j’ai commencé à sombrer dans une certaine morosité, lassitude. Je m’attachais aux circonstances, à savoir la solitude, le téléphone qui ne sonne pas, les personnes qui ne prennent pas de nouvelles, les gens qui me contactent uniquement pour leurs besoins sans se soucier des miens… je ne voyais que le négatif. A tel point, que j’ai commencé à m’isoler et à laisser les pensées de tristesse m’envahir. C’est simple, depuis mon retour, il n’y a pas eu un jour sans larmes.

Et pourtant, vue de l’extérieur, je ne montrais rien. Seules 2 personnes ont su lire au-delà des mots, des photos souriantes et des discours convenus. Elles ont compris que je n’allais pas bien. Et je remercie vraiment Dieu d’avoir mis ces personnes dans ma vie, car j’aurai pu m’enfoncer dans ces pensées et ces sentiments négatifs.

Pour faire face à ces moments difficiles,j’ai alors décidé de passer du temps avec Dieu : un véritable coeur à coeur. Cela faisait longtemps et j’avais terriblement besoin et soif de Sa présence. Besoin d’entendre Sa douce voix, d’écouter Ses directives dans ma vie, me blottir dans Ses bras et ressentir de nouveau Son amour sans faille et sans conditions.

Et cela n’a pas tardé : en quelques minutes, les pensées négatives, les larmes, la tristesse, l’amertume… ont disparu. J’ai tout simplement ouvert mon coeur à Dieu, je lui ai demandé pardon de m’être ainsi éloigné et je lui ai demandé de me remplir à nouveau de son amour et de sa présence. J’ai alors ressenti dans mon coeur, le besoin de lire Jean 15 et je suis tombée sur la parabole du cep et du sarment et plus particulièrement sur ce verset :

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean 15:5, La Bible

Sans Lui je ne peux rien faire et si je veux être en pleine forme physiquement, mentalement et spirituellement, je dois dépendre de Lui et de Lui seule.

Je pourrais écrire encore et encore sur ce que j’ai reçu à travers cette lecture, mais le résumé est que dans le moments difficiles, Satan cherche à nous isoler en mettant en nous des pensées négatives. Notre rôle est d’aller à contre-courant, de ne pas se laisser aller même si on en a envie. Au contraire, nous devons chercher à nous rapprocher de Dieu au maximum car c’est Lui la source de vie, celui qui remplit ce vide et chasse ses pensées en nous.

Être bénie, être choisie, ne nous empêche pas d’être en proie à ces moments difficiles, c’est pour cela que la Bible nous demande de rester vigilants.

Alors si tu passes par des moments difficiles, sachant que sans Dieu te ne peut rien. Cherche à te rapprocher de Lui et tu verras : Mieux vaut un jour dans Ses parvis que 1000 ailleurs (Psaumes 84:11)

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