Amitié Exhortation Le quotidien

L’intégrité : la liberté

Selon Wikipédia (et aussi selon le Larousse et autres dictionnaires, parce que je vous vois trop venir 😉 ), l’intégrité se définit comme suit :

L’intégrité est la motivation première à être conforme à ce que l’on est réellement. L’intégrité est donc le qualificatif donné à ce mécanisme de conformité à soi-même (en incluant ce qui n’est pas humain).

L’intégrité, c’est aussi l’absence de mauvaise intention. En parlant du caractère intègre d’une personne, ce mot fait référence à son honnêteté.

J’aime beaucoup cette définition car elle résume la personne que je suis devenue.

Pendant de nombreuses années, si ce n’est toute ma vie, j’ai cherché à plaire aux autres et j’ai très souvent fait et dit des choses contraires à ce que je pensais ou voulais. Je n’avais pas de mauvaises intentions mais j’avais peur d’être rejetée, d’être incomprise et de me retrouver seule.

Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai gardé un grand sourire alors qu’on se moquait de moi, ou d’une autre personne et que je ne trouvais pas ça drôle mais alors pas du tout. Mais parce que j’avais peur de m’exprimer et d’entendre des réflexions du type « oh mais tu prends tout au 1er degré », « oh mais détend-toi c’est pour rire », « tu n’as pas d’humour », etc.. je préférais me taire et sourire.

Et je ne parle pas des moments où j’acceptais des invitations dans des lieux où je ne me sentais tout simplement pas à ma place. Mais comme il fallait sortir, s’amuser, faire comme tout le monde, montrer que j’étais « à la mode », « comme tout le monde », etc… et bien j’y allais. Je parle notamment des boites de nuit.

Alors je vois venir certaines personnes qui vont tout de suite faire un grand raccourci : « elle n’aime pas les boites de nuit = normal elle est chrétienne = elle est coincée ! »

Et bien en fait non. Je n’aime pas les boites de nuit, non pas, parce que je suis chrétienne et/ou coincée, mais tout simplement parce que je n’aime pas. Ça sent mauvais, on est tous collés les uns aux autres, la musique est trop forte et honnêtement les gens au début sont tout frais mais quelques heures après, au secours ! Ce n’est pas agréable pour moi de voir des gens plein de transpiration, souls, riant bêtement, essayant de danser sur des rythmes que leur corps ne comprend pas !

Si j’ai envie de danser, d’écouter de la musique, d’être avec mes amis, je préfère des endroits plus appropriés.

Et surtout, je n’ai pas besoin de boire, de fumer, de me droguer pour m’amuser. Mais c’est tellement « à la mode », « tout le monde le fait », alors il faut le faire, c’est « normal ». Et si tu ne le fais pas, c’est toi qui n’est pas normale. Je voulais tellement faire comme tout le monde, être normale, acceptée, que je me suis dit un jour (et je suis très sérieuse) : « je devrais au moins fumer un joint, ne serait-ce que pour savoir ce que ça fait. Après tout ça ne doit pas faire de mal, tout le monde le fait et ils ont l’air bien. Je n’ai rien à perdre, au pire je serai malade après. » (quand j’y pense je n’y crois pas moi-même).

J’ai longtemps porté un masque, faisant croire que j’aimais ce genre d’ambiance, de sortie, de divertissement. Que je m’y sentais bien, que cela ne me posait pas de problème, alors que je pensais tout le contraire.

Je suis une personne qui aime les petits comités, les moments de qualité, avec des discussions drôles mais aussi profondes.

J’aime rire, m’amuser, faire des blagues pas toujours marrantes, les relations profondes et non superficielles, connaître réellement les gens, être là pour eux, les écouter, etc…

J’aime aussi aller voir un bon film, aller dans un bon restaurant (attention bon ne veut pas dire chic et/ou cher, juste un endroit convivial), voyager, lire, visiter des musées, danser, faire du vélo, etc…

Est-ce que je suis pour autant une personne coincée, ennuyeuse ? Je ne pense pas, pour certains surement, mais à présent je m’en moque royalement !

C’est pendant une soirée, il y a peu de temps que j’ai compris que je ne pouvais plus faire semblant. Je ne me sentais pas du tout à mon aise. Pourtant, j’étais entourée de mes amis et j’étais heureuse de les revoir, surtout après ce que j’avais vécu. Mais je ne me sentais pas à ma place. C’est simple, en rentrant, je me suis effondrée en larmes.

Je ne comprenais pas ce qui se passait. Il m’a fallut un peu de temps pour comprendre. Avec ce que j’avais vécu, je ne pouvais plus faire comme avant et faire semblant. Je me devais d’être fidèle à moi-même, à mes convictions, à mes valeurs, à ce qui me faisait du bien.

Attention, je ne juge personne. Tout le monde est libre de faire ce qui lui plait. Mais par contre, moi je suis libre de dire ce qui ne me plait pas et surtout libre d’être moi, sans avoir à me justifier et à donner des explications. C’est ça l’intégrité : être fidèle à soi.vD’ailleurs cela m’a servi concernant mes amitiés.

Dorénavant, je ne cherche plus à faire plaisir. Si je suis invitée et que je ne veux pas y aller, je n’y vais pas. Si j’ai envie de dire quelque chose, je le dis. Toujours avec respect mais je n’ai plus peur de ne pas aller dans le sens de la majorité. Je ne cherche pas à être populaire. Je cherche à être moi.

C’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé de lancer ce blog. Je me suis tellement censurée toutes ces années, que maintenant je veux enfin dire ce que je pense. J’ai cette envie de donner mon avis, raconter ma vie, sans honte, sans crainte du jugement des autres.

Maintenant que je sais qui je suis, que je suis en paix avec moi, je me sens libre de m’exprimer.

La vraie liberté commence, le jour où l’on découvre sa véritable identité.

Extrait de « QUI SUIS-JE ? » par Pascal Malonda

Je vous invite à goûter à cette liberté. Elle ne fait pas de mal aux autres et nous fait un grand bien.

Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. 3Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. 

Jean 8:35-36, La Bible

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1 commentaire

  1. […] Ma relation avec Jésus, l’intimité que j’ai avec Lui me permettent aujourd’hui de trouver le courage de montrer mes failles et mes imperfections. De me sentir enfin libre d’exprimer ce que je suis, ce que je ressens, ce que je vis, sans crainte du jugement, de la critique, … Je me sens libre (cf mon article sur ma liberté). […]

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