Exhortation Le quotidien

Mon addiction

Dans une société où on prône la liberté : liberté d’expression, liberté d’aimer qui on veut, liberté de porter ce qu’on veut quelque soit nos formes, liberté de vivre comme on veut et où on veut, etc… force est de constater que nous sommes de plus en plus accroc, addicted, dépendant.

Attention, je fais ce constat sans aucun jugement car je m’inclus dans le lot. C’est d’ailleurs en faisant ce constat que j’ai décidé d’écrire cet article.

Aujourd’hui, nous sommes dépendants des réseaux sociaux, à tel point qu’il existe des applications ou des stages pour nous désintoxiquer. Nous avons besoin de notre « dose » de like, de coeur, de commentaires. Tout cela pour nous rassurer, nous sentir aimé(e)s, considéré(e)s, pour avoir ce sentiment d’exister.

Si je prends mon propre exemple, je me rends compte que je consulte mes réseaux sociaux plusieurs fois dans la même minute. J’ai « besoin » de voir si on a aimé mes photos ou mon post. J’essaie donc de passer des jours sans mon téléphone ou mon ordinateur pour diminuer cette addiction.

Nous sommes ainsi dépendants de l’opinion des autres : si je fais ça, est-ce qu’on va m’aimer, me détester, me critiquer, … Que vont penser mes amis, mes collègues, ma famille… Nous sommes tellement dépendants que nous en arrivons souvent à « falsifier » la réalité pour que celle-ci paraisse plus belle.

D’où l’émergence des filtres, des mises en scène, … Moi la première, je fais parfois plus de 10 photos pour ne publier que celle qui me plait le plus. Avant je choisissais celle qui pouvait le plus plaire aux autres, mais ça c’était avant !

Fini la spontanéité des Polaroïds. La surprise des photos développées avec leurs imperfections. Plus de contre-jour, de doigt sur l’objectif ou de grimaces prises sur le vif. Tout est formaté dans le désir de plaire et nous en devenons accrocs.

Il y a aussi l’addiction à la nourriture : aujourd’hui les blogs, sites, pages les plus populaires sont celles qui parlent de nourriture. On parle de « Porn food », c’est pour dire. Il y a même des émissions pour parler de ce phénomène. Tout le monde aime manger, mais maintenant on photographie les plus beaux plats, on développe notre imagination pour avoir la plus belle photo, celle qui fait saliver. On teste des restaurants non pas parce que le menu nous plait mais parce que les plats sont « instagrammables ».

Je pourrais faire une longue liste et je ne parle pas d’addictions graves ou nocives, considérées comme mauvaises, telles que l’alcool, la drogue, le sexe, la violence, etc… non je parle ici des addictions qui paraissent « normales », que tout le monde accepte plus ou moins.

« On est accro, ok bon ça va ce n’est pas grave non plus ».

Cela parait normal, par contre dès qu’on devient accro à Dieu, à la Bible, aux versets bibliques, … là tout de suite quelque chose ne va pas. On commence à parler de secte, les gens ne comprennent pas et ne veulent pas comprendre. Dépendre de quelque chose de non tangible, de quelqu’un qu’on ne voit pas, parler de et à quelqu’un qu’on ne voit pas, … ce n’est pas rationnel, ce n’est pas normal.

Et là je m’interroge : pourquoi dépendre de Dieu, aimer Dieu, parler de Dieu, parler à Dieu dérange autant ?

Pourquoi les chrétiens sont tout de suite jugés lorsqu’ils parlent ouvertement de leur foi ?

Pourquoi certaines personnes s’éloignent même lorsque vous devenez « trop chrétien » à leur yeux : comprendre vous ne parlez que de Dieu, « c’est bon il y a autre chose dans la vie »  » ah bon ? Quoi ? La dernière robe de Kim K. ? Le dernier clip qui fait le buzz ? Le dernier restaurant dont tout le monde parle ? … ?

La Bible en parle :

« Alors on vous livrera à la persécution et l’on vous fera mourir; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom. »

Matthieu 24 : 9

Cela ne devrait donc pas me surprendre et pourtant, encore plus aujourd’hui, je me rends compte à quel point afficher publiquement son amour pour Jésus peut déranger.

Peu importe, aujourd’hui je l’affiche fièrement et je n’ai pas peur de dire que Dieu est mon addiction et que j’aime dépendre de Lui. Je ne peux pas passer une journée sans Lui parler, sans lire Sa parole, sans écouter des chants de louange ou d’adoration… J’ai besoin de Lui et j’aime ça.

C’est une dépendance « saine » car Il ne me veut que du bien et Il ne me fait que du bien.

Quand je suis triste, Il me console, quand j’ai besoin de quelque chose, Il pourvoit à mes besoins, quand j’ai besoin de conseils, Il me parle et me dirige. Il m’accepte telle que je suis, n’attend pas de moi la perfection ou que je me comporte de telle ou telle manière. Il ne me force pas, ne me juge pas, ne me condamne pas, ne me fait pas de reproches, ne me demande rien en retour, etc…. la liste est tellement longue et résumée dans 1 Corinthiens 13.

L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil.

Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal.

L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. 

En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère.

L’amour n’aura pas de fin. 

1 Corinthiens 13 : 4-8

Et comme Dieu est Amour, Il est patient, plein de bonté, etc….

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à demander directement à Dieu de vous parler, Il le fera avec plaisir.

Et vous pouvez également m’écrire pour échanger. Je le ferai avec plaisir.

Dieu vous aime et moi aussi.

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